DPE : les nouvelles évolutions
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), bien connu des propriétaires et professionnels de l’immobilier, continue d’évoluer. Objectif : améliorer la lisibilité des performances énergétiques, fiabiliser les classements et accompagner la transition écologique du parc immobilier français. Voici ce qu’il faut retenir des nouvelles échéances.

Depuis le 1er janvier 2025,
les logements classés G au DPE ne peuvent plus être proposés à la location, sauf exception très encadrée. Cela concerne environ 600 000 logements en France. Ce seuil constitue la première étape d’un calendrier progressif : Interdiction de louer les logements classés F en 2028, puis classés E en 2034. Cette mesure vise à accélérer la rénovation des biens les plus énergivores, souvent qualifiés de "passoires thermiques".
À partir de janvier 2026,
bonne nouvelle ! Une nouvelle méthode de calcul du DPE entrera en vigueur. Elle intègre deux ajustements majeurs :
- Un nouveau coefficient pour l’électricité
Jusqu’à présent, les logements chauffés à l’électricité étaient souvent mal classés. En cause : un coefficient de conversion entre l’énergie finale et l’énergie primaire fixé à 2,3 . Ce coefficient passera à 1,9 en 2026. Concrètement, cela induira qu’un grand nombre de logements équipés de radiateurs électriques verront leur classement s’améliorer automatiquement, sans avoir besoin de réaliser de travaux. On estime à 850 000 le nombre de logements concernés par ce reclassement.
- Un QR code pour fiabiliser les diagnostics
Autre nouveauté : tous les nouveaux DPE intégreront un QR code permettant de vérifier l’authenticité du document et de consulter les données sur la plateforme officielle gérée par l’ADEME. Cela renforcera la transparence du processus et permettra de lutter contre les diagnostics erronés ou frauduleux.
Quelles conséquences pour les propriétaires ?
Ces changements techniques et réglementaires auront des répercussions immédiates :
- Pour les bailleurs, il devient urgent d’identifier les biens classés G et de planifier des travaux ou une sortie du marché locatif. À noter : si votre bien est chauffé à l’électricité et classé F ou E, il pourrait passer en D en 2026, ce qui permettrait de repousser l’échéance d’une rénovation.
- Pour les vendeurs, un nouveau DPE réalisé après 2025 pourrait améliorer le classement énergétique du bien, et donc sa valeur sur le marché.
- Pour les acquéreurs et investisseurs, il sera essentiel de distinguer les biens qui bénéficient réellement d’une bonne performance énergétique, de ceux qui auront simplement "gagné des lettres" grâce à la réforme du calcul.
Et pour les professionnels de l’immobilier ?
Les diagnostiqueurs doivent en permanence adapter leurs outils, les agences doivent intégrer ces nouvelles règles, et les transactions doivent être accompagnées de conseils plus techniques et plus précis.
Notre rôle d’agent immobilier est de vous informer pour vous aider à anticiper les conséquences de ces évolutions. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations !
