L’histoire de la mine de cuivre à Carqueiranne
La mine de cuivre de Cap Garonne, située dans le Var, raconte une histoire qui mêle exploitation industrielle, patrimoine local et curiosités géologiques. Nichée entre les collines du littoral méditerranéen, cette mine a marqué le paysage économique et culturel de la région pendant plusieurs siècles.
Les premiers indices de l’exploitation de cuivre à Carqueiranne remontent à l’Antiquité. Les peuples de la région, notamment les Ligures et les Romains, utilisaient les gisements pour fabriquer outils, armes et ornements. Cependant, ce n’est qu’au XIXᵉ siècle, avec l’essor industriel, que l’exploitation de la mine prend une ampleur significative. En 1841, les travaux sont relancés sous l’impulsion d’industriels qui voient dans les gisements une opportunité économique. Le sous-sol de Carqueiranne révèle alors de riches filons de cuivre, parfois associés à d’autres minéraux comme la pyrite. À cette époque, la demande en cuivre explose, notamment pour la fabrication de câbles électriques et de pièces d’ingénierie.
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La mine de Carqueiranne connaît son apogée entre la fin du XIXᵉ et le début du XXᵉ siècle. Les techniques d’exploitation se modernisent, permettant d’extraire de grandes quantités de minerai. Des galeries sont creusées profondément dans le sol, parfois jusqu’à 300 mètres. La mine emploie alors de nombreux ouvriers locaux et attire des travailleurs venus d’autres régions de France. C’est un lieu de vie à part entière, avec ses règles, ses dangers, mais aussi une solidarité forte entre mineurs. Les conditions de travail restent cependant très dures : chaleur étouffante, risques d’éboulements et poussières minérales. |
Après la Première Guerre mondiale, l’activité de la mine commence à ralentir. La concurrence internationale, notamment celle des mines plus riches et accessibles d’Amérique du Sud et d’Afrique, rend l’exploitation moins rentable. De plus, les filons de cuivre s’épuisent peu à peu. En 1929, la mine ferme définitivement ses portes, mettant fin à près d’un siècle d’exploitation intensive. Les infrastructures sont abandonnées, et la nature reprend progressivement ses droits. En 1933, elle devient une champignonnière dont l'exploitation durera 23 ans.
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Aujourd’hui, les vestiges de la mine de cuivre de Carqueiranne subsistent comme un témoignage du passé industriel de la région. Les galeries et les déblais sont devenus des lieux prisés par les amateurs de géologie et d’histoire locale. On y trouve encore des traces de malachite et d’azurite, deux minéraux emblématiques du site. La commune de Carqueiranne valorise ce patrimoine à travers des expositions et des parcours pédagogiques. La mine rappelle aux habitants et aux visiteurs que, sous les paysages pittoresques du littoral varois, se cache une histoire riche en sueur et en audace. |
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Plus de renseignements sur le site de la mine : http://www.mine-capgaronne.fr/index.php
Copyright : les photos proviennent également du site officiel http://www.mine-capgaronne.fr/index.php


